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Infogérance ou informaticien interne : comparer les coûts réels
La comparaison la plus fréquente — « un technicien à temps plein coûte X, l’infogérance coûte Y » — compare rarement deux choses équivalentes. Un salaire chargé n’achète pas la même couverture qu’un contrat de service, et l’écart se loge précisément dans ce qui n’apparaît pas sur une fiche de paie.
Ce qu’un poste interne coûte au-delà du salaire
- Les charges et l’outillage. Licences de supervision, d’antivirus/EDR, de sauvegarde et de ticketing : un technicien seul n’a ni le volume ni la surface pour négocier ces tarifs au niveau d’un prestataire mutualisé sur des centaines de clients.
- La continuité.Congés, arrêts maladie, turnover : un poste interne unique ne garantit aucune continuité de service. La remplacer nécessite soit un deuxième poste, soit un contrat d’astreinte externe — donc, de fait, une forme d’infogérance partielle.
- La largeur de compétence.Un profil interne généraliste couvre rarement, seul, l’infrastructure, la sécurité, la sauvegarde et le support utilisateur au même niveau qu’une équipe spécialisée par domaine.
- La supervision hors présence. Un poste interne travaille aux heures ouvrées. Une supervision et un support étendus ou 24/7 nécessitent une astreinte, rarement soutenable en interne sous 50 postes.
Ce qu’une infogérance externalisée ne remplace pas toujours
À l’inverse, l’externalisation totale a un coût propre : la connaissance fine du contexte métier se reconstitue plus lentement qu’avec un salarié présent au quotidien, et la réactivité sur des sujets non couverts par le contrat dépend du canal de remontée. C’est pourquoi la majorité des PME au-delà de 30-40 postes évoluent vers un modèle hybride : une présence interne partielle qui porte la connaissance métier et l’urgence de proximité, complétée par une infogérance qui couvre l’infrastructure, la sécurité et le support de volume.
Comment comparer à périmètre constant
Pour une comparaison honnête, additionnez au salaire chargé interne : les licences d’outillage de supervision et de sécurité, une astreinte ou un remplacement de congés, et la formation continue nécessaire pour couvrir infrastructure, sécurité et sauvegarde au niveau qu’un prestataire spécialisé propose par défaut. Le simulateur applique ce même principe en sens inverse : le champ « présence d’une équipe interne » (aucune, partielle, complète) réduit mécaniquement le périmètre externalisé, donc le budget estimé.
Le bon réflexe.Ne comparez jamais un salaire brut à un forfait d’infogérance. Comparez un périmètre de service complet (support, infrastructure, sécurité, sauvegarde, pilotage) chargé à l’identique des deux côtés.