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Prix d’une infogérance PME en 2026 : grille par poste et par taille

Le marché français de l’infogérance s’étale de 40 à 180 € par poste et par mois. Cet écart tient d’abord à la taille de l’entreprise : une part importante du coût — supervision, outillage, pilotage, disponibilité garantie — ne se divise pas par le nombre d’utilisateurs. Une structure de 8 personnes tourne autour de 160 € par poste ; une ETI de 250 personnes tombe à 65 €, sans qu’aucun palier ne soit fixé arbitrairement : c’est la mécanique de coûts qui produit cette dégressivité.

Les six postes qui composent le budget

Un contrat d’infogérance équilibré se décompose en six lignes. Leur poids relatif varie peu d’un prestataire sérieux à l’autre ; c’est leur montant absolu qui change avec votre profil.

  • Support utilisateurs (40 à 55 % du total) — le poste dominant. Il dépend du volume de tickets attendu, de l’âge du parc, et surtout de la plage horaire garantie : un support aux heures ouvrées coûte nettement moins qu’un support étendu ou 24/7.
  • Administration infrastructure (10 à 18 %) — serveurs, annuaire, réseau, tenant cloud. Passer au full cloud déplace ce coût plus qu’il ne le supprime : il migre vers les licences et la supervision.
  • Supervision et outillage (8 à 12 %) — surveillance du parc, déploiement des correctifs. Largement mutualisé côté prestataire, donc peu compressible mais rarement le poste le plus onéreux.
  • Sécurité opérée (10 à 20 %)— l’écart entre devis se creuse le plus ici. Un antivirus basique et un EDR supervisé par un SOC ne sont pas le même métier, ni le même prix.
  • Sauvegarde et continuité (5 à 12 %) — le poste le plus souvent sous-dimensionné. Une sauvegarde jamais restaurée en test n’est pas une garantie de continuité.
  • Pilotage et gouvernance (5 à 10 %) — interlocuteur dédié, comités, feuille de route. Rarement chiffré explicitement sur un devis, mais toujours payé.

Ce qui fait varier le prix, au-delà de l’effectif

À taille égale, deux entreprises peuvent recevoir des devis très différents. Les facteurs qui pèsent le plus :

  • La présence d’une équipe informatique interne, même partielle : elle absorbe une partie du support et change le périmètre réel du contrat.
  • Le niveau de service attendu (heures ouvrées, étendu, 24/7) et le niveau de SLA (aucun engagement, standard, critique) — détaillés dans notre guide sur les niveaux de service.
  • Le secteur d’activité : santé, finance et secteur public imposent des contraintes réglementaires qui relèvent mécaniquement le niveau de sécurité et de sauvegarde exigé.
  • L’âge du parc, le nombre de sites et la complexité réseau, qui augmentent le volume de tickets et le temps de traitement par incident.

Une fourchette, pas un chiffre. Deux prestataires sérieux ne facturent jamais exactement la même chose. Une grille générique donne un ordre de grandeur ; seul un calcul sur votre profil précis — effectif, parc, niveau de service, secteur — donne un budget de référence exploitable.